Aug 30, 2012

Descente des gorges de l'Ardèche

Depuis le temps que je voulais faire cette fameuse descente des gorges, véritable autoroute consacré uniquement aux kayaks, j'ai pu enfin réaliser ce désir durant l'été 2012, en plein mois d'août. La première étape consiste à réserver le canoë, nous avons fait appel à la société de location Base Nautique du Pont d'Arc. Cette structure vous loue tous le matériel nécessaire pour faire une descente en toute sécurité et sérénité. Les parcours sont différenciés par leur longueur et leur point de départ dépend également de la distance que l'on veut parcourir. Ainsi, pour faire honneur à cette première, nous avons choisi le parcours de 28km, le plus long étant de 32km. Notre point de départ était situé un peu au dessus du Pont d'Arc.

Et on pagaie, on pagaie !

Embarquement après avoir mis nos affaires dans les bidons. On saisit à pleine main les pagaies et c'est parti mes kikis ! La descente commence tranquillement, le temps de se familiariser un peu avec le matériel. Mais très vite, la cadence augmente car la rivière est aussi bondée qu'une autoroute lors des départs en vacances ! Un peu d'excès de vitesse n'est donc pas de trop pour doubler tout ce monde. Nous voilà parmi les premiers, on peut souffler un peu ! Surtout qu'après de nombreux zig zag, on a réussi à se coordonner pour enfin filer à peu près droit. Eh oui, c'est pas si facile que ça !

Notre embarcation

Durant la descente, de merveilleux paysages s'offrent à nos yeux. La végétation était très verte et l'eau très claire et en abondance. Trop chouette, même pas eu besoin de descendre du canoë pour pousser ! Un vrai régal ! Le soleil était au rendez vous, on s'est donc baigné à chaque arrêt dans une eau bien chaude ! Le pied !!!!

Attention les gendarmes pagaient eux aussi ...

on a faim !!!

Après avoir fait environ la moitié du parcours, c'est l'heure de s'arrêter pour manger un bout. Eh oui, à force de pagayer ça creuse. Nous voulions trouver un coin tranquille afin de profiter de notre casse croûte mais il n'est pas facile de dégoter un tel endroit. Toutes les meilleures places sont bien sûr prises. Mais à force de recherche et de patience, nous accostons enfin sur un petit rebord en plein cagnard. Fort heureusement, il y avait une petite grotte pour s'abriter un peu du soleil. Les sandwichs sont dévorés en un clin d'œil. Le ventre rempli, on lézarde au soleil tout en faisant trempette pour ne pas se cramer. Hummm, la vie est bien belle quand même...

La baignade après mangé !

la plage de nudiste

Vous avez dit "nudiste"? Oui, c'est cela, même en Ardèche, une plage est uniquement réservée aux personnes voulant vivre comme au premier jour, tels Adam et Ève. Qui a dit que les nudistes sont que des vieux ? Détrompez vous, de plus en plus de jeunes s'y mette. Bizarrement, parmi toutes les plages disponibles tout au long de la rivière, ils ont choisi celle où se trouve le rapide le plus dangereux du parcours. Un gros rocher surplombe la rivière en son centre, l'eau s'y engouffre avec force avant de continuer sa course, créant un énorme tourbillon. La chute est quasi inévitable, notre frêle embarcation chavire donc et nous voilà tous deux à l'eau! Après avoir refait surface, il faut récupérer le canoë, le bidon et quelques affaires éparpillées ici et là. Fort heureusement, les nudistes, qui prenaient un malin plaisir à observer les chutes, nous ont donné un coup de main. Faut dire que c'est pas aisé de reprendre pied après une telle chute et avec la force du courant qui nous entraîne. Après cette douche rafraîchissante, on remonte à bord et c'est réparti de plus belle.

La fin d'un merveilleux et inoubliable voyage

Eh bien voilà, toute bonne chose a une fin! Le voyage se termine tout en douceur, les derniers coups de pagaie nous ramènent au point de retrouvailles où on doit rendre l'embarcation! Oh bon dieu, c'est la cohue !!!! On se croirait un jour de soldes où tout le monde court de partout en cherchant «son camion» qui doit ramener le canoë ! Et puis zut, c'est vachement lourd cet engin, on dirait qu'il pèse trois tonnes vu que les bras sont tout mous ! Mais où est donc passé ce foutu camion, à croire qu'il a fait exprès de se cacher celui là ! À force de persévérance et après un nombre incalculable d'aller/retour, on peut enfin le rendre ! Ouf, bon débarras ! Maintenant, plus qu'à attendre que le bus arrive pour nous ramener à notre point de départ !!!

Les paysages tous plus beaux les uns que les autres

Enfin bref, tout est bien qui fini bien ! Le trajet du retour nous berce et nos yeux se ferment malgré eux et nous nous endormons, la tête pleine d'images et de souvenirs !!! Et les bras pleins de courbatures of course ! C'était le pied !